Journée CIRI

Dans le cadre de la 17e Journée de rencontre de la CIRI, la Commission Interdiocésaine pour les Relations avec l’Islam, en collaboration avec Amine Hensch (imam), Ismail Batakli (enseignant de religion islamique) et le Centre culturel bosniaque de Liège vous INVITENT à une après-midi de rencontres interpersonnelles privilégiées, le dimanche 17 mars 2024 dès 13h30.

Cette rencontre est ouverte à toute personne intéressée par les relations entre chrétiens et musulmans de toutes sensibilités, à tous les acteurs soucieux du devenir de nos sociétés, à tous les acteurs chrétiens et musulmans des différents secteurs de la vie sociale qui sont prêts à prendre le temps d’exprimer leur point de vue, à partir de leur(s) expérience(s) quotidienne de vie (à l’école, au travail, dans les relations de voisinage etc.), et d’entendre celui de « l’Autre »... : aux jeunes, aux enseignants, aux animateurs, à tous acteurs soucieux du vivre ensemble y compris les prêtres, imams, agents pastoraux, aumôniers, etc. 

Lieu : Centre Culturel Bosniaque de Liège, Rue Raymond Geenen 131, 4020 Liège (voir verso pour le co-voiturage)

Format : Plutôt que des conférences, nous proposons des « tables d’échanges encadrées» ; ces échanges porteront sur nos expériences personnelles d’incompréhension et de reconnaissance réciproque. Quelques cadrages introductifs permettront de baliser les échanges et leur intérêt mais aussi surtout de construire un cadre sécurisé à partir de quelques simples consignes de base à partager par tous les participants. Les échanges seront aussi partagés et commentés pour ouvrir des perspectives constructives. La journée se clôturera par la rupture du jeûne du Ramadan et un repas.

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Livres – Toi qui cherches le bonheur (Xavier De Verchère)

Recommandé par Lucy Schartz

Une manière originale, à la fois profonde et légère, d’actualiser l’Evangile, en écho aux défis d’aujourd’hui. Avec un ton résolument optimiste, non dénué d’humour, Xavier de Verchère décrypte des passages évangéliques, pour un retour à l´espérance.

Les crises et les difficultés sont inévitables et elles peuvent nous décourager. Que nous soyons jeunes ou plus âgés, nous sommes tous en quête de bonheur profond et durable. Si les manuels de bien-être et de méditation sont dans l’air du temps, il faut bien dire qu’ils donnent rarement des recettes applicables.

Le Père Xavier de Verchère, aumônier général des Scouts de France, propose plutôt de regarder du côté de l’Evangile. A travers certains récits emblématiques, comme les Béatitudes, la Tempête apaisée ou la Samaritaine, il rappelle qu’ils sont parsemés de moments durs vécus avec l’aide du Christ, chaque fois de manière différente. Le Christ suscite un apaisement, un dénouement et donne des clés pour surmonter les difficultés. L’auteur aide les chrétiens à se lancer dans la quête du bonheur avec les Evangiles comme alliés au quotidien. Et rappelle que les obstacles et les conflits n’ont pas le dernier mot.

L’Evangile est une ressource solide pour vaincre la crise et aider à relever avec espérance les défis d’aujourd’hui.

Un livre qui devrait parler aux croyants et à ceux qui cherchent un soutien pour mieux vivre le quotidien.

Livres – Messie malgré tout (Alain Berenboom)

Recommandé par Lucy Schartz

Ça y est ! Après trois mille ans d’attente, le Messie arrive – enfin ! – en ce début du XXIe siècle. Conformément à la promesse de la Bible, c’est un vieil homme à la barbe en broussailles, juché sur un âne fatigué qui vient annoncer l’avènement de la paix universelle, la fin des tragédies humaines. Mais, surprise (pour lui), au lieu d’être accueilli dans la liesse, son message ne rencontre que l’indifférence générale. Pas moyen même d’intéresser un journaliste et de transmettre son message au monde.

En dix étapes, de Buenos Aires à Bonn, d’Odessa (Ohio) à Odessa (Ukraine), Bruxelles ou Venise, le Messie parcourt le monde, désespérant qu’on l’écoute, jusqu’au moment où il arrive à Jérusalem. Et là, …

Avocat de formation, Alain Berenboom est aussi un écrivain belge de talent. Il nous livre ici un réquisitoire sur le manque d’idéal et l’absence d’éthique de notre société, en imaginant le retour du Messie sur la terre, comme la Bible le promet. Mais au 21e siècle, les hommes ont bien d’autres choses à faire…

En dix lieux et dix chapitres, nous suivons le Messie dans son périple pour délivrer son message d’amour et de paix au monde. Dix paraboles modernes où humour et finesse déjouent la violence de notre temps.

L’auteur, de par sa profession, est confronté quotidiennement à la violence ordinaire. Elle le gêne, le dérange, comme ces combats fratricides incompréhensibles que se livrent les hommes aux quatre coins de la planète. Quand il était petit, son père lui racontait la belle histoire du retour du Messie, venu au plus fort des combats apporter la paix. L’époque n’est-elle donc pas propice ? L’histoire est née d’elle-même, un récit plein d’humour où le Messie croisera des personnages haut en couleurs, bornés ou ouverts à la discussion, mais toujours clairvoyants, je trouve.

A l’aide de cette photographie actuelle de nos sociétés, l’auteur exprime son incompréhension du monde actuel. C’est fin, habile et divertissant. Un bon moment de lecture.

(Paru en 2012)

Livres – Le Secret (Frédéric Lenoir)

Recommandé par Lucy Schartz

Frédéric Lenoir signe ici un conte philosophique passionnant.

Nous sommes dans le sud de la France à la fin du XIXe siècle, dans un village où tout le monde se connait, se côtoie, sans pour autant s’apprécier. On retrouve le maire et le curé, ni amis ni ennemis, le cafetier du village qui rassemble tout le monde à l’heure de l’apéro, l’instituteur, le notable… comme on nous les a déjà dépeints cent fois dans d’autres récits. Alors qu’est-ce qui fait la différence ?

L’écriture tout d’abord. Fine, délicate, précise, elle croque à petites touches subtiles la personnalité de chacun au fil des pages et célèbre une ode à la nature et à la sensibilité.

Le ton ensuite. On se plonge dans une parabole moderne sur les valeurs universelles de l’existence. Pureté, simplicité, sincérité s’oppose naïvement à la cupidité et à la bêtise des hommes.

D’abord considéré comme l’idiot du village, Pierre sera ensuite l’objet de nombreuses convoitises puis de jalousies. Rêveur, poète, sincère et pur, il ne trouvera pas sa place dans ce monde de faux semblants, d’hypocrisie et d’envie.

Un court roman poétique et beau, un récit plein de fraîcheur dans un monde brutal et cruel, qui nous amène à réfléchir sur nos propres valeurs.

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. »

BD – Les disciples (Edmond Prochain, Elvine, Laetitia Zink)

Recommandé par Lucy Schartz

On peut être le Fils de Dieu et pas forcément très bien entouré… Les disciples de Jésus sont des hommes comme les autres. Un peu trop comme les autres ? Incrédules, bagarreurs, jaloux, ronchons : leur foi n’a d’égale que leur mauvaise foi. Mais on les aime comme ça. Au tout début de l’ère chrétienne, l’aventure commence avec quelques pauvres types mystérieusement choisis. Une première promo, pas forcément de premier choix… 

En trois cases, ces strips nous présentent les moments forts du Nouveau Testament, de l’Annonciation à l’Ascension. Ce recueil nous offre 92 scènes désopilantes, d’un ton décalé, parfois décapant mais jamais irrévérencieux. Ceux qui connaissent un peu les textes dont il est question (au risque de ne pas comprendre) savoureront cette relecture des Evangiles où les disciples, un peu dépassés, incrédules souvent et d’une terrible mauvaise foi, essaient de comprendre le message délivré par le Christ.

Attachants, ces disciples sont à notre image, des hommes tout simplement. Et c’est ce côté humain qui constitue le ressort comique des saynètes. Comique de situation, jeux de mots, humour absurde… alternent brillamment nous montrant combien les disciples ont dû se sentir démuni face aux responsabilités qu’ils avaient à assumer.

Un bon moment de détente, un petit recueil efficace et drôle.

BD – Don Bosco (Jijé)

Conseillé par Lucy Schartz

Don Bosco est un album mythique.


D’abord parce qu’il fut le premier bestseller des Éditions Dupuis, marquant une génération de lecteurs. Ensuite parce que sa parution dans Spirou (en 1941) se fit sous l’occupation allemande, avec son lot de restrictions de papier, ce qui ne l’empêcha pas d’être imprimé à plus de 150 000 exemplaires… Don Bosco, sorte de « résistant » à l’oppression subie par les jeunes exploités et rejetés vint remonter le moral des jeunes lecteurs.

Ce récit raconte la vie de Don Bosco (1815-1888) fondateur de l’ordre des Salésiens et prêtre italien charismatique. Seul d’une fratrie de trois à poursuivre des études dans une Italie instable, en proie à des révolutions et manifestations en vue d’un risorgimento (unification nationale), il décida très jeune de devenir prêtre et de se mettre au service des plus démunis. Il se voua à sortir les enfants pauvres de Turin de la misère des rues et leur proposa gite et couvert avant de leur apprendre à lire et à écrire afin qu’ils puissent avoir un vrai métier. Jijé voit en lui un personnage remarquable, engagé socialement et l’idéal de l’homme de foi qui peut perturber le cléricalisme de l’époque.

Cet album de Jijé (Joseph Gillain) est réédité par les Editions Dupuis. Elles ont choisi de reproduire l’original, en noir et blanc, sans rien changer à l’œuvre de l’auteur et l’ont complété d’un dossier qui permet aux lecteurs de comprendre l’ouvrage et d’en saisir les clés.

Les dessins de Jijé sont réalistes, les visages des personnages très expressifs et les décors soignés. Il crée en quelques traits des ambiances aussi diverses que la tension entre Jean Bosco et son frère Antoine, la joie de Jean lors des fêtes foraines, la peur des enfants exploités sur les chantiers ou la colère des notables accusant Don Bosco de leur voler une main d’œuvre bon marché.

Un récit édifiant et très intéressant à mettre entre toutes les mains.

Vous avez dit podcast?

Photo de Matt Botsford sur Unsplash

Si 17 millions de Français déclarent écouter au moins un podcast par mois (Le Monde, 20/10/2022) alors, pourquoi par vous (si ce n’est déjà le cas)?

Inforprof vous proposera régulièrement quelques podcasts à écouter et, pourquoi pas, à ajouter à vos abonnements.

Aujourd’hui, nous vous proposons le podcast de RFI intitulé « Religions du monde ». Le dernier épisode (12/01/2024 – 48:28) aborde la question de la bénédiction des « couples irréguliers ». L’épisode consacré à « L’odyssée du sacré » (01/12/2023 – 48:30) a pour invité… Frédéric Lenoir.

Formations FORFOR

Plus d’informations sur les formations CECAFOC ici.

17e journée de rencontre de la CIRI – dimanche 17 mars 2024

A vos agenda!

La CIRI organisera sa 17e journée de rencontre autour le la thématique « Relations entre musulmans et non-musulmans : échanges sur nos expériences d’incompréhension et d’ouverture ».

La rencontre se déroulera dans une mosquée de la région liégeoise (lieu exact à préciser), avec organisation d’un co-voiturage depuis la gare de Liège.

En collaboration avec M. Amine Hensch, imam de la mosquée de Verviers, le format de notre journée annuelle, ne se déroulera pas tellement sous forme de conférences, mais plutôt de tables d’échange régulé entre chrétiens et musulmans.

De manière volontaire, cette rencontre a été fixée durant le ramadan. Elle débutera en début d’après-midi et se conclura par la rupture du jeûne afin de prolonger les échanges.

Une invitation détaillée avec les modalités d’inscription vous parviendra dans les prochaines semaines.

Cette information nous a été transmise par Benjamin STIEVENART, président de la CIRI (Commission Interdiocésaine pour les Relations avec l’Islam).

Quelques suggestions de lectures

Daniel MARGUERAT, Paul de Tarse, l’enfant terrible du christianisme, Seuil

Une suggestion de Jean-Marc Drieskens

Célèbre parmi tous les apôtres, saint Paul est aussi le plus mal connu. On le dit colérique, doctrinaire, antiféministe, hostile au judaïsme. Après le message simple de Jésus, il serait venu tout compliquer avec une théorie obscure du péché… Mais qui a vraiment lu ses lettres ? Qui a deviné l’homme derrière les propos de Paul de Tarse ?
L’originalité du livre de Daniel Marguerat est d’immerger ses écrits dans la vie tumultueuse et passionnée de l’apôtre. Car derrière les textes de ce grand théologien, il y a un homme qui aime, qui lutte, qui peine et qui souffre. Qui est l’homme Paul ? Qu’a-t-il vécu, expérimenté, souffert – au point que, de cette vie, a surgi une pensée fulgurante ?
Ce qu’on appelle la « théologie de Paul » n’est pas une doctrine intemporelle, qu’on débiterait à coups de formules dans un catéchisme. Daniel Marguerat montre sous quelles impulsions, à la suite de quelles rencontres, sous le coup de quels chocs cette pensée s’est peu à peu construite.
On apprend ainsi comment l’apôtre réconforte les chrétiens de Thessalonique harcelés pour leur foi. Comment il confie aux femmes en Église une place et un rôle qu’elles perdront rapidement ensuite. Comment il milite à Corinthe contre les discriminations. Comment il plaide chez les Gaulois de Galatie en faveur de l’universalité du christianisme. Et comment il fut, tour à tour, adulé, détesté ou oublié.
Un livre passionnant, qui fait découvrir un Paul peu connu. Sa pensée incandescente fait de lui, aujourd’hui encore, l’enfant terrible du christianisme.

Si le livre vous intéresse, vous pouvez le commander ici.

Rémi Brague, Après l’humanisme, l’image chrétienne de l’homme, Salvator

Une suggestion de Jean-Marc Drieskens

Le concept paraît presque désuet, tant est consommé ce qu’il convient d’appeler une « crise de l’humanisme ». Son essoufflement ne se traduit pas par la profusion de discours dédaigneux vis-à-vis de l’homme, ne nous méprenons pas. C’est par « compassion » que cet humanisme, vidé de sa substance, envoie ses métastases. C’est de vouloir être mieux humain, seul humain, trop humain que l’homme moderne engendre des chimères. 
L’homme nouveau rêvé par les différents régimes fascistes ou soviétiques fut un avant-goût de l’homme augmenté rêvé par les transhumanistes ; de même l’Untermensch trouve aujourd’hui ses avatars dans la foule de ceux qui ne ressemblent pas au projet voulu pour l’humanité. La tentation de définir l’homme à partir de lui-même (c’est-à-dire, en pratique, à partir de soi-même) conduit invariablement à reléguer une partie des hommes au rang de « sous-hommes »
Seule une image de l’homme qui le sauve empêche ce clivage idolâtre. Pourquoi ?

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Jean-Christian Petitfils, Jésus, Fayard

Suggéré par Ingrid Busa

Jésus est le personnage le plus connu de l’histoire universelle. Mais que sait-on de lui ? Qui était-il vraiment : un prophète, un réformateur juif, le Messie attendu par Israël ? Pensait-il être le Fils de Dieu ? Pour quelles raisons a-t-il été crucifié en l’an 33 de notre ère et à l’instigation de qui : Romains ou autorités juives de Jérusalem ? Utilisant les dernières découvertes archéologiques et les acquis de l’exégèse biblique, Jean-Christian Petitfils reconstitue le plus exactement possible cette vie du « Jésus de l’histoire » qui permet de mieux comprendre le « Christ de la foi ».

Ce livre, destiné à un large public, est la version courte de l’ouvrage de référence du même auteur, paru en 2011. Mis en page et présenté sous forme de « récit graphique » par Vincent Ravalec, il a l’originalité d’être la première vie de Jésus illustrée par l’intelligence artificielle.

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Zeruya Shalev, Stupeur, Gallimard

Suggéré par Lucy Schartz

A la fin de sa vie, Mano, Menahem Rubin, confond sa fille Atara avec Rachel. Mais qui est-elle ? Atara en entend parler pour la première fois. Elle n’aura de cesse de retrouver cette Rachel qui semble avoir beaucoup compté dans la vie de son père, cet homme si froid et si brutal qu’elle a fui dès qu’elle a pu.

Alternant les points de vue, Zeruya Shalev nous livre les pensées de ces deux femmes. Si Mano semblait avoir tourné la page de son passé, Rachel est toujours meurtrie par cette répudiation, qu’elle n’a ni voulu ni accepté au fond d’elle-même. Ce premier amour, elle l’avait rencontré après la guerre, alors que l’un et l’autre combattaient au sein du Lehi, contre l’occupant britannique qui administrait les territoires palestiniens. Ce coup de foudre se transformera en mariage en 1947, dans la clandestinité, et moins d’un an plus tard, Mano décidera de rompre. Sans explication.

La venue d’Atara dans la vie de Rachel bouleversera la nonagénaire en la replongeant dans un passé lointain et douloureux.

Je suis peu à peu entrée dans l’histoire de ces deux femmes qui au fond se ressemblent beaucoup. Zeruya Shalev dépeint merveilleusement bien ses personnages et leur psychologie est décrite avec finesse et profondeur. J’ai aimé l’alternance de leurs souvenirs, la plongée dans une Histoire dont je ne connais que les grandes lignes et les informations distillées çà et là sur la vie quotidienne en Israël aujourd’hui et son interférence avec la vie de ses héroïnes. 

Ces deux femmes, une dame de 90 ans et l’autre qui approche de la cinquantaine ont des tempéraments volontaires et opiniâtres. L’une et l’autre se sont opposées à leur famille pour vivre leur vie et aller au bout de leurs idées. Elles partagent des valeurs similaires, ont vécu des histoires de couples difficiles, ont des rapports tendus avec leurs enfants et portent en elles une culpabilité qui n’a cessé de les hanter. Chacune a dû faire des choix qu’il a fallu assumer pleinement ensuite et ce ne fut pas toujours facile.

A travers ces deux femmes, c’est 80 ans de l’histoire d’un pays gangréné par ses luttes internes qui se dessinent sous nos yeux. Leur douleur, leurs amours, les combats… ce sont ceux de chaque famille israélienne. Les enjeux de pouvoir se jouent au sein même du cercle intime de la famille et laissent entrevoir les fractures de la société israéliennes tiraillée entre passé et présent. J’ai aimé découvrir cette auteure à travers ce roman dense et ses héroïnes et je vous invite vraiment à vous laisser tenter.

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Suggéré par Sophie Muselle

Un recueil de contes du monde entier pour réfléchir ou faire réfléchir au sens de la vie. Le conte est une ouverture formidable sur les grandes questions philosophiques et ce, à tous les âges. Alors pourquoi ne pas s’ouvrir à l’autre dans sa différence via les contes d’autres cultures ? 

Si le livre vous intéresse, vous pouvez le commander ici.

Suggéré par Sophie Muselle


La force est d’aimer le faible » a écrit Steinbeck dans Des souris et des hommes, « la force est d’aimer le faible » nous dit l’Evangile devant ce bébé, Jésus, qui vient de naitre, « la force est d’aimer le faible » nous rappelle-t-on en cette période de Noël. « La force est d’aimer le plus faible » nous dit Jérôme Colin à nous, les adultes, face aux jeunes en décrochage, en perte de sens, en colère contre un monde auquel ils ne comprennent rien.

Vous pouvez commander le livre ici.

Suggéré par Sophie Muselle


Je vous conseille, à vous qui êtes entourés de jeunes toute la journée, de jeunes parfois largués, perdus, en colère, inadaptés, de lire ce livre qui vous remue de l’intérieur : Les dragons de Jérôme Colin. Jérôme Colin que vous connaissez peut-être, journaliste à la RTBF (il anime « Entrez sans
frapper » et « Hep Taxi »), nous livre à travers son livre une histoire poignante d’adolescents inadaptés, en colère, à la recherche d’un sens qu’ils ne trouvent pas. Ce livre vous permettra peut-être de voir avec un autre regard ces jeunes que l’on croit perdus, que l’on ne comprend pas, parce
qu’ils sont dans une détresse terrible que nous n’imaginons pas. Il ne vous permettra peut-être pas de les comprendre, car ils y a des épreuves que l’on ne peut comprendre, mais au moins de pouvoir leur offrir un regard ou un mot plus juste pour qu’ils se sentent moins seuls. Parce que dans nos
écoles aussi sont les dragons et que « La force est d’aimer le plus faible ».

Marc Romainville, A l’école du doute, Puf

Suggéré par Jean-François Desarcy

Internet est un incubateur idéal de la pensée approximative. Il profite habilement de certaines de nos prédispositions cognitives pour capter notre attention et nous attirer dans les filets des fake news et des théories complotistes ou « alternatives ». Nous finissons par ne plus savoir où est la vérité. L’école a donc, plus que jamais, la mission cruciale de développer l’esprit critique des jeunes, pour qu’ils se construisent des idées justes et nuancées du monde qui les entoure. Se trouve proposée ici une méthode innovante de développement de l’esprit critique pour l’ère numérique. Le principe en est simple : la domination de sa pensée exige de comprendre les mécanismes de traitement de l’information numérique qui expliquent notre crédulité à son égard. Enseigner aux jeunes à penser juste, à partir d’une meilleure connaissance du pourquoi ils pensent souvent faux sur Internet, fera d’eux des citoyens digitaux prudents, nuancés et critiques, condition essentielle au bon fonctionnement de nos démocraties.

Marc Romainville est professeur à l’université de Namur.

Si le livre vous intéresse, vous pouvez le commander ici.

Et pourquoi pas un film?

Suggéré par Sophie Muselle

Noël, c’est aussi la rencontre avec l’autre, l’autre dans sa différence, dans sa vulnérabilité, dans sa fragilité, dans ce qu’il peut m’apporter là où je ne l’attends pas et laisser cette rencontre nous changer. 

Pour réfléchir sur la rencontre inattendue qui me boulverse, qui m’apprend, qui me fait grandir, je vous propose de regarder « Je verrai toujours vos visages » de Jeanne Herry (avec un beau panel d’acteurs français) sur la justice restaurative. C’est une leçon de vie et de pardon, une leçon sur le vivre ensemble les erreurs, malgré la violence donnée ou subie. Un film à voir en famille mais également en classe pour faire réfléchir nos jeunes à la question de l’humanité, de la justice, du jugement et de l’enfermement de l’autre dans ses actes les plus sombres. 

Bande annonce ici