Du nouveau au Vicariat de l’Enseignement

Par Marc Deltour

Depuis quatre années déjà, le Vicariat de l’Enseignement est animé selon une collaboration bicéphale : M.F. Montrieux assure la représentation de l’évêque au sein d’une série d’institutions, notamment celles qui concernent l’enseignement libre, tandis que l’octroi des visas et le suivi des cours de religion était de mon ressort.

A partir du 1er septembre prochain, je pars définitivement en retraite et cède avec grand plaisir la place à celui que Mgr Delville a nommé pour les charges que j’exerçais : Jean-Marc Drieskens. 

Après avoir décroché son diplôme d’agrégé en Sciences religieuses de l’UCLouvain, Jean-Marc Drieskens a eu une longue expérience des cours de religion et occupé pendant plus de 20 ans la place de Directeur du Collège St-Barthélemy à Liège. Depuis quelques mois, il est mis au courant d’une série de dossiers à propos desquels nous travaillons déjà ensemble. Il suit aussi de très près tout ce qui touche à l’évolution politique de la place des cours de religion au sein des écoles. A cet effet, il s’est même déjà engagé au sein du Comité consultatif supérieur des cours philosophiques… puisqu’il le préside !

Bref, le témoin est déjà en voie de passation définitive. Je ne doute pas un seul instant que J.M. Drieskens mettra toutes ses compétences au service de l’accompagnement des enseignants et du suivi politique et pédagogique des cours de religion. D’avance, je l’en remercie.

Dans cette ligne, il est bon de vous informer, chère lectrice, cher lecteur, qu’une date a été arrêtée pour la traditionnelle assemblée générale des professeurs de religion : le mercredi 15 novembre prochain après-midi.  Jean-Marc Drieskens et Ingrid BUSA, accompagnatrice pédagogique, reviendront, j’en suis certain, sur cet événement.

En ce qui me concerne, je suis très heureux d’avoir participé à cet effort pour maintenir vivant un authentique cours de religion, le considérant comme un lieu essentiel en matière de formation à la fois philosophique, théologique, citoyenne et spirituelle. Un cours « réussi » est selon moi un cours qui laisse quelques traces positives dans l’esprit et la mémoire des jeunes. Les élèves ne retiennent guère les contenus de nos cours, cela ne signifiant nullement que ces contenus soient sans importance. Au contraire ! Ils retiennent davantage ce qui tient à notre POSTURE (*) d’enseignant : posture intellectuelle (« j’ai apprécié votre cours parce qu’il m’a amené à me poser des questions et à réfléchir » – « vous cherchiez toujours à élever le débat »), posture éthico-spirituelle (« ma grand-maman étant décédée, vous avez inventé sur place une réflexion partagée avec les élèves autour de la question du deuil » – « vous preniez au sérieux la question de la pédocrimiminalité liée aux abus sexuels dans l’Eglise »), posture de professeur (« vous n’étiez pas démagogue »), posture pédagogique (« j’ai eu l’occasion de réaliser mon TFE avec vous »), etc. 

Je suis surtout très heureux d’avoir pu partager avec vous cet effort continu pour défendre un cours de religion de qualité. Très heureux aussi de vous avoir rencontrés et d’avoir continûment découvert combien ce cours vous tient à cœur. 

Passez d’agréables vacances, 

Marc Deltour

délégué épiscopal (2014-2019)

délégué épiscopal adj. (2020-2023)

* La posture engage tout notre être, et donc aussi notre langage non verbal. Cette posture est nécessairement liée à qui nous sommes en profondeur et en vérité. Ainsi ai-je toujours considéré que mon interaction avec telle classe, toujours unique, est un peu comme une micro-psychanalyse.