
Nuremberg relate une partie du procès de Nuremberg sous l’angle des échanges entre le psychiatre Douglas Kelley et Hermann Göring. Certes, il s’agit d’un film américain qu’il est important de replacer dans son contexte et de préciser qu’il n’aborde qu’un angle du procès. Mais il n’empêche qu’il a le mérite de remettre en lumière ce procès et de montrer les images d’archives de la libération des camps de concentration pour que l’on n’oublie pas ce qui s’y est passé. Le jeu d’acteur de Russell Crowe est impressionnant, tellement qu’il fait passer Hermann Göring pour un type sympathique, ce qui nous renvoie à la question du monstre et de l’origine du mal. Ce film est à mettre en lien avec l’expérience de Milgram ou la théorie de la banalité du mal d’Hannah Arendt pour faire comprendre aux élèves que les monstres n’existent pas, seuls des hommes existent. Cela nous renvoie à nous-mêmes, à ce que nous sommes capables de faire, à ceux que nous pouvons suivre, à l’ambigüité humaine, à notre esprit critique et à nos valeurs morales. Idéal si vous voulez aborder la question de la déresponsabilisation, de la 2ème guerre mondiale, de l’Holocauste, du totalitarisme, du mal chez et en l’homme.
Ce film est plutôt à envisager dans le secondaire supérieur car il demande une certaine maturité pour une bonne compréhension du sujet ainsi qu’une certaine connaissance des faits. Il peut être intéressant de l’envisager dans le cadre d’un travail transversal avec vos collègues d’histoire, voire de français : autant le mobiliser dans plusieurs cours pour pouvoir l’analyser sous différents angles.
En ce qui concerne le travail du cours de religion, ce film est intéressant pour travailler les compétences : CD4 interroger et se laisser interroger par les sciences humaines, CD5 pratiquer le questionnement philosophique et CD8 construire une argumentation éthique.